Poule 2

Granville finit l’année invaincu !

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Crédit Photos : Alexis Calmel

Nous avons donc pour la deuxième saison d’affilée un club de la Poule 2 qui finira l’année invaincu. C’est bien Granville au terme d’un match des extrêmes face à Saint Malo qui réalise cet exploit.
Les promus Saint-Cyr et Pouzauges ne sont pas loin et espèrent vivement un mauvais pas du club normand.
Les trois derniers du classement se font maintenant distancés et risquent de se faire une bataille comme à trois comme on a pu connaître l’an passé.

Pouzauges 28 – 20 CJ Bouguenais

Pouzauges avait la ferme intention de bien finir à l’Etoile une année 2019 qui aura eu tout d’un cru parfait. Bouguenais, après un derby très solide contre Saint Nazaire, voulait surfer sur la bonne dynamique et aller chercher un résultat dans la Furia vendéenne.

C’est plutôt les joueurs de Jean René Ragon qui ont bien démarré avec d’entrée un 3-0 pour planter le décor avec Ghali, très chaud dans ses buts. Ensuite, ce sera son homologue des Tigres, Queinnec, qui se chargera de fermer la baraque avec 5 penaltys arrêtés (!!) en première période. Bouguenais, par Makenzet sur tous les fronts, va infliger un 5-0 pour passer devant (3-5).

Une fois ce round d’observation effectué, les deux équipes vont livrer une bataille équilibrée qui mettra chacun des gardiens en valeur. Le score à la mi-temps en est la preuve avec moins de 20 buts marqués en trente minutes. Au retour des vestiaires, Pouzauges sera avec de toutes autres intentions et les Braud, Mathieu et Simon notamment, feront basculer la rencontre et surtout le leadership (10-12 puis 14-12) avec un changement de défense décisif pour Simon Braud « En deuxième, on a su régler la mire face au gardien et on est passé en 1-5. Ca nous a permis de bloquer les arrières de Bouguenais. On a pu réveiller le public !« 

Il faut croire que ce match est un match de séries, sauf que celle-ci semble être la dernière et n’arrange donc pas les affaires de Bouguenais. Les changements de Yann Lefeuvre ne permettront pas de changer la donne, sachant que Chaudet venait aussi faire le boulot pour prendre le relais de Ghali. Trop en échec, les Tigres ne pouvaient pas espérer mieux et doivent finalement s’incliner lourdement au vue d’une première mi-temps qui laisser augurer d’autres issues que celle-ci.

Crédit Photos : Pouzauges Handball

Saint Cyr 34 – 30 Saint Nazaire

Saint Cyr a la volonté de ne pas perdre à la maison et Saint Nazaire se savait attendu. La rencontre démarre par un round d’observation où chacun y allait de son but ce qui rendait un mano à mano des plus intéressants. C’est d’ailleurs les protégés d’Olivier De La Brétèche qui menaient la plupart du temps jusqu’à la 20ème minute de jeu, mais dont la prestation était perfectible pour Thomas Daniel « Nous avons bien commencé le match même si nous prenons quelques buts idiots dans ce début de match mais nous restons quand même au score. On arrive à faire quelques contres attaques mais nous avons trop d’immanquables face à leur gardien ce qui nous permettait pas de prendre beaucoup d’avance au score.« 

C’est à ce moment-là que les coéquipiers de Ibrahima Diaw ont passé la deuxième pour prendre le large (9-10 puis 13-10). Saint Nazaire aurait pu lâcher prise mais ce ne sera pas le cas, aidé aussi par les exclusions répétées de Saint Cyr en fin de première période de Diaw puis Soille (17-15). La mi-temps aura été bénéfique aux coéquipiers de Nathan Frèche et notamment Leconte, à son avantage sur cette rencontre. Ses arrêts permettent à Saint Nazaire de revenir à égalité (18-18). Cependant, Morin va être très chaud en seconde période et y sera pour beaucoup dans l’écart effectué dans le dernier quart d’heure avec 5 de ses 9 buts de la soirée. Un écart dû aussi aux échecs répétés d’après Thomas Daniel « Nous revenons au score pendant les 5 premières minutes, mais on a quelques mauvais passages ou chacun retombe dans ses travers et nos petites erreurs cumulées permettent au collectif adverse de creuser un écart assez considérable de 6 buts.« 

Une fois échappé, (28-24 puis 32-26), Saint Cyr gérera la fin de partie malgré la défense tout terrain choisie par les nazariens et passe ainsi la trêve sur le podium. Un match accompli pour Ibrahima Diaw « On a fait un gros match contre une bonne équipe de Saint Nazaire, on avait à cœur de bien finir avant la trêve. On a pu s’appuyer sur les cadres malgré une bonne partie de leur gardien. Ils ont défendu haut ce qui nous a permis d’avoir beaucoup d’espace […] Je pense qu’on a bien géré tout le match. Après, on joue les matchs les uns après les autres et on fera le s comptes en fin de saison, la saison est encore longue. »

Côté nazarien, tout n’est pas à jeter loin de là car tenir tête à l’un des poids lourds de la Poule reste une performance encourageante.

Caen² 27 – 30 Rouen Handball

Les regrets, c’est un peu ce qui devait habiter les joueurs de Caen mais aussi leur entraîneur Alexandre Hebert. Pour Rouen, la trêve arrive à point nommé après des performances plus compliquées que celles connues en début de saison.

La première mi-temps s’avère être un joli mano à mano entre deux équipes dont les gardiens ont illuminé cette rencontre. Avec cinq arrêts cumulés en deux minutes pour Diawara et GazagneBali, on peut dire que les deux portiers annonçaient la couleur. Les frères Deshayes sont très incisifs en cette première période et gardent dans le coup leur équipe face à la Vikings Academy, toujours devant malgré les échecs au tir.

Finalement, Alexandre et Maillard donnent un mini break aux caennais et c’est avec deux buts d’avance que les Vikings retournent aux vestiaires, satisfaits comme le confirme Guillaume Leroux « Le début de match a été plutôt bon avec notre défense 1-5 qui a été très solide et qui a permis de vraiment gêner la base arrière adverse et en attaque on a su être patient et trouver des bonnes solutions. Par contre, dès la deuxième mi-temps ça a été beaucoup plus compliqué, où ils sont revenus avec beaucoup plus d’intensité et d’agressivité« . Pourtant, cet écart sera maintenu et même gonflé (18-14). Cependant, trop sanctionné, Caen se tire une balle dans le pied avec trois exclusions en moins de dix minutes. Résultat des courses, c’est Rouen qui revient à travers aussi les arrêts de Vannier, assez réaliste sur les difficultés connues par son équipe «  Ils nous ont posé beaucoup de problèmes défensifs avec un gardien en réussite. Des échecs aux tirs qui ne nous permettent pas de prendre le dessus. Nous sommes rentrés dans le match trop tard à mon goût. » Vital égalise sur penalty et montre ainsi la voie à ses coéquipiers.

Leroux reprend l’avantage mais ce sera de courte durée car Formez va enchaîner trois buts consécutifs et faire passer les Béliers devant. GazagneBali se remet dedans et sort les arrêts qu’il faut pour permettre à Ferron ou Andreau de récupérer le leadership. Ce sera la dernière fois pour la Vikings Academy car les exclusions de Lacour et Maillard dans les cinq dernières minutes vont faire très mal à Caen. Formez et Deshayes font se charger de mettre fin à tout espoir en infligeant un 4-0.

Très bonne opération pour Rouen, qui ne perd pas pied dans le haut de tableau et dont l’expérience a été vitale pour Arthur Vannier « Heureusement que les arrêts de Mory Diawara et la défense solide de Cédric Aubruchet nous permettent de ne pas être plus derrière en première mi-temps. Dans les 15 dernières minutes, l’expérience de Mathieu Grisel et Raphaël Vital nous aident bien pour finir positivement »

Pour Caen, c’était l’occasion de récupérer des points bonus car les concurrents directs auront bien du mal à choper un résultat face aux Béliers. A Guillaume Leroux de conclure sur quoi retenir de ce match échoué de peu « Le moment décisif, c’est le moment où ils passent en défense 1-5, ce qui nous a posé beaucoup de problèmes. Nous jouions arrêtés et nous avions plus aucune occasion franche de marquer, ce qui leur a permis de récupérer des ballons et de pouvoir marquer facilement en fin de match. Ils ont donc bien mieux géré que nous la fin de match avec des joueurs d’expérience qui ont su garder la balle en attaque et être beaucoup plus solides en défense. Nous pouvons avoir beaucoup de regrets sur ce match car je pense que l’on a été au niveau pendant une grande partie de la rencontre mais on s’est fait avoir à l’expérience, j’espère que ça va nous servir de leçon pour la suite de la saison« 

Dreux AC 31 – 33 JS Cherbourg²

C’était notre match du week-end et on a pas été déçu. Dix changements de leader dans la rencontre entre Dreux et Cherbourg, ça permet de planter un peu le décor sur le spectacle auquel ont pu avoir le droit les supporters d’Eure et Loire. Venus finalement avec Lemarié pour nous faire passer pour des pipes (non, on déconne), les joueurs de la JSC ont confirmé que malgré leur jeunesse, ils ont le mental pour aller chercher un résultat.

Dreux était conscient de l’importance de ce match surtout en voyant Caen et Saint Malo se farcir des gros calibres. En début de match, Kabasele d’un côté et Brun de l’autre faisaient comprendre que ce Samedi, ils seraient chauds. Ça se confirme tandis que pour contrer Lemarié, Tuzolana faisait aussi son retour dans l’effectif drouais.

Rouyer démarre avec une entrée très remarquée. Il va permettre à son équipe de récupérer la main sur le match (8-11 puis 12-12) malgré l’incapacité de Dreux à profiter des deux exclusions de suite de Martineau et Brun. En fin de première, Kabasele donne à plusieurs reprises (16-14), deux buts d’avance avant que les ailiers Weber et l’inusable Chuinard ne ramènent les deux équipes à égalité. L’opposition de style était finalement confirmée comme le soulignait l’ailier gauche manchot « On s’est déplacé avec un effectif réduit par rapport à d’habitude, on avait à cœur de bien finir l’année 2019 par une victoire et à l’extérieur c’est que du plus ! Nous avons bien commencé le match, en essayant de ne pas tomber dans le rythme plutôt « lent », que propose l’équipe de Dreux par rapport à notre jeu à nous qui est d’aller très vite vers l’avant.« 

La seconde période continuera sur les mêmes bases. Tuzolana et Beaumont sont au taquet à Dreux tandis que Weber continue son chantier. La paire RibeiroLambert à Cherbourg met en échec les assauts drouais et Baghdad envoie parfaitement sur orbite ses arrières. Trop sanctionné, Dreux doit céder du terrain (28-31) sous les assauts de Lemonnier, confirmant son statut d’international u19 mais également par les nombreuses pertes de balles que Stéphane Rouyer regrette « Nous avons bien redémarré en 2ème en prenant une avance de 3 buts sur l’adversaire, mais nous n’avons pas réussi à creuser plus l’écart de par nos récupérations de balles en défense pour les concrétiser en attaque. Je pense que le tournant du match se situerait à la 15ème minute en 2ème où nous avons connu un temps faible en perdant plusieurs ballons en attaque subissant ainsi plusieurs contres attaques et montées de balles, ceci expliquant le passage de l’adversaire devant nous au score 2 à 3 buts d’écart en notre défaveur. »

Les cadres Kiangebeni et Kabasele vont tenter de revenir (31-32) et ne passeront pas loin de réussir à choper un nul. Sauf que Cherbourg possède son joueur clutch et c’est Brun qui valide la victoire dans la dernière minute pour ainsi marquer son dixième but de la rencontre. Gros succès pour Cherbourg et désillusion pour Dreux qui aura malgré tout mieux géré ses temps faibles. Les six minutes passées à un de moins par rapport aux minots de Julien Léonard auront sûrement pesées sur la rencontre.

Tout n’a pas été simple mais Léo Weber se montre satisfait d’avoir rempli l’objectif de bien finir l’année « Swan Lemarié et Andric Brun on tenu leur rôle sur la base arrière grâce au travail préparatoire de Mehdi Baghdad tout au long de la première période. En deuxième période, nous avons une mauvaise passe et ils arrivent à nous mener de 2 voir 3 buts peut être, en jouant bien avec leur pivot. Finalement, on réussit à réimposer notre rythme pour le dernier quart d’heure et en défendant fort, ce qui nous permet de gagner ce match dans les dernières minutes.« 

Pour Stéphane Rouyer, une nouvelle déception et voilà une trêve qui permettra de recharger les batteries et de repartir sur de meilleures bases « Ceci laisse vraiment un goût amer de par le ratio de bonnes actions défensives et offensives et qui nous amène au fait que nous avons du mal à tuer le match. De plus, nous avions bien travaillé cette semaine pour ce match qui était très important pour récupérer des points. Nous allons donc souffler et profiter des fêtes pour reprendre le travail en janvier et se donner pour récupérer des points.« 

Crédit Photos : JS Cherbourg

PL Granville 35 – 22 Saint Malo

Duel des extrêmes à tout point de vue entre Granville, invaincu et Saint Malo, seule lanterne rouge. Le début de match confirme cette tendance puisque Granville pose un 3-0 d’entrée et laisse Saint Malo à un zéro pointé en attaque pendant cinq minutes.

Une fois ce premier but marqué de Joumel, les malouins vont offrir une très jolie résistance au leader de la Poule. Tachet se bat pour faire revenir les siens et Carrier s’occupe de limiter la casse. Car en face, le duo MizouniFontaine fait mal, très mal avec la moitié des buts inscrits par le duo en première période. Saint Malo rentre donc aux vestiaires avec un léger retard de trois buts.

Ça démarre mal ensuite pour eux avec l’exclusion de Le Gland qui ne permettra donc pas de surfer sur la bonne dynamique des trente premières minutes. Au bout de dix minutes, Granville est déjà très loin (16-13 puis 25-16). La fin de match va être constante et Jean Baptiste Martin fera tourner en faisant rentrer son gardien Letenneur notamment. Rien à redire sur ce succès logique où Saint Malo a résisté une mi-temps avant de sombrer face à l’effectif plus complet et expérimenté de Granville.

L’analyse du coach malouin, Julieu Gau, résumé plutôt bien la rencontre « On peut déjà dire tout simplement que la hiérarchie a été respectée. Nous avons tenu la première mi-temps en étant bien en place défensivement avec Julien Carrier derrière pour fermer la boutique et en exploitant correctement nos temps forts en attaque. Comme à notre habitude, notre début de 2e mi-temps en attaque ne nous permet pas de maintenir le rythme : les pertes de balles et les échecs aux tirs y compris à 6 mètres nous font mal et Granville se régale en contre-attaque avec le score qui enfle.« 

Crédit Photos : Kumys Photo

Hennebont Lochrist 42 – 30 Oissel Rouen

On termine ce dernier résumé de l’année par un nouveau match sans trop de suspense. HennebontLochrist, parmi les poids lourds de la poule, n’a pas connu de difficultés majeures à écarter Oissel Rouen mais ne partait pas avec le boulard en sachant les forces d’après Isaac Le Goff  » On s’attendait à un match piège contre une équipe de Oissel avec un arrière droit et un gardien expérimentés entourés de jeunes joueurs capable de mettre du rythme. On avait à cœur de bien finir la saison devant nos supporters. »

Boilay offrait le seul leadership des rouennais de la rencontre, car derrière ce but-là, ils passeront dix minutes à ne plus en mettre un. Les cadres d’Hennebont Lochrist font le boulot et imposent le rythme de la rencontre. Belkhenfar fait sortir la tête de l’eau à son équipe mais derrière, Luy prend feu et recrée un écart, qui sera compliqué à rattraper pour les normands. C’est ainsi que Kerlano se satisfait de voir son équipe mener de six buts à la mi-temps.

La deuxième période ne sera pas si différente au final où Oissel Rouen résistera grâce à des arrêts d’Abadzic et par l’intermédiaire de son ailier Brahiti. Une infériorité pour Hennebont ? Pas de problème, le jeu sans gardien résout les problèmes et les joueurs de Pierre Prioux réussissent à sortir d’une infériorité sur un 2-1. L’écart grimpera de manière constante jusqu’à voir Hennebont passer la barre des 40 buts. Les cadres ont été au rendez vous, Luy continue de confirmer son excellente première partie de saison.

Pour résumer, tous les voyants sont au vert pour les bretons l’arrière gaucher du HLHB est ravi de passer les fêtes sereinement « On a abordé ce match avec de la discipline, une défense combative et solidaire, une attaque variée et une bonne continuité. Cette victoire nous permet de rester au contact du trio de tète avant la trêve et prolonge notre invincibilité à domicile. J’espère qu’avec du repos et une prépa sérieuse nous serons en mesure de repartir fort en 2020.« 

Pour Oissel Rouen, rien d’alarmant avec une logique respectée malgré les intentions que le néo sélectionné Paul Boilay nous donnait « On a fait une bonne entame de match avec une bonne défense agressive mais qui a vite pris l’eau à cause d’un gros manque de communication et de densité. Pourtant on savait très bien que la clé du match se jouerait en défense, comme tout match d’ailleurs … Prendre 42 buts est quelque chose d’anormal et à ne pas reproduire durant les prochaines journées du championnat si l’on veut remporter des matchs ! En attaque, on avait un projet de jeu bien en place mais très vite dans le match on a confondu vitesse et précipitation avec des ballons redonnés beaucoup trop vite à l’adversaire qui nous punissait très vite en montée de balle,transition ou en attaque placée avec un projet de jeu avec 7 joueurs de champ. La chose à garder c’est que l’on a quand même réussi à marquer 30 buts face à une bonne défense d’Hennebont dans un chaudron en feu. Il faut oublier notre prestation d’aujourd’hui, la trêve va faire du bien à tout le monde, continuer à travailler tout en restant en forme pour la phase retour est quelque chose de primordial pour notre objectif de maintien.« 

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